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  <title>A propos de Systèmes d'Information ...</title>
  <description><![CDATA[Un voyage dans l'univers des grands Systèmes d'Information ...]]></description>
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<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/10/13/30-faut-il-investir-dans-la-securite-du-si">
  <title>Faut-il investir dans la sécurité du SI ?</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/10/13/30-faut-il-investir-dans-la-securite-du-si</link>
  <dc:date>2008-10-13T18:50:21+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>Patterns de SI</dc:subject>
  <description>La sécurité est à l’ordre du jour dans de nombreuses entreprises. L’affaire Kirviel a mis à mal la sécurité du système d’information de la Générale, mais ces consœurs savent qu’elles encourent le même risque car leurs systèmes ont les mêmes attributs....</description>
  <content:encoded><![CDATA[La sécurité est à l’ordre du jour dans de nombreuses entreprises. L’affaire Kirviel a mis à mal la sécurité du système d’information de la Générale, mais ces consœurs savent qu’elles encourent le même risque car leurs systèmes ont les mêmes attributs.... La sécurité est à l’ordre du jour dans de nombreuses entreprises. L’affaire Kirviel a mis à mal la sécurité du système d’information de la Générale, mais ces consœurs savent qu’elles encourent le même risque car <strong>leurs systèmes ont les mêmes attributs</strong>.
<br />
 
Revenons sur deux d’entre eux. Le premier concerne la gestion des utilisateurs, c'est-à-dire les multiples login/mot de passe que vous tapez chaque jour si vous êtes utilisateur de plusieurs applications. Tout nos SI ont aujourd’hui en commun ce problème d’avoir multiplié le nombre d’annuaires, chaque application – développement spécifique ou progiciel – s’évertuant à recopier ces données d’identification. Des efforts d’intégration ont été entrepris et ont permis de répliquer cette information à peu près automatiquement dans tous ces annuaires. En revanche, l’opération inverse, c'est-à-dire la suppression des utilisateurs et de leurs privilèges après leur mutation ou leur départ, a été faiblement automatisée. Au final le système est de plus en plus désynchronisé avec le temps, nul ne voulant prendre la responsabilité de supprimer des accès qui pourraient susciter l’ire d’un collaborateur légitimement « à cheval sur deux postes pendant huit mois » ou « offrant ponctuellement son aide à son successeur »…mais aussi un accès à celui qui « utilise ces anciennes fonctions dans le contrôle pour dissimuler ces opérations dans son poste de vendeur ». L’interface de suppression des droits est difficilement automatisable, elle cause <em>l’entropie des annuaires</em>, notre premier trait. 
 <br />
Notre second trait concerne la philosophie même selon laquelle ont été bâtis les programmes de sécurité, qui ouvrent ou pas l’accès à des informations, en lecture, ou en écriture. Tous les SI des grandes entreprises obéissent à la même philosophie : <strong></strong>tout ce qui n’est pas expressément autorisé est interdit. On vous fournira des autorisations selon vos fonctions dans l’entreprise. Du bon sens ? Dans les faits cette politique conduit à empiler les autorisations avec le temps, chaque utilisateur ayant de plus en plus de droits au fil de sa carrière et de ses différents postes. Elle conduit également à construire des systèmes complexes d’autorisations hiérarchiques ou matricielles comme « vous pouvez faire des opérations sur ces comptes, du département de l’Isère, mais vous pouvez consulter tous les comptes de la région Rhône-Alpes ». Au-delà d’être chronophage en développement informatique et en gestion quotidienne, cette micro-segmentation amplifie les risques. <strong>Il devient difficile voire impossible de garantir une quelconque interdiction</strong>, puisque rien ne garantit qu’une autorisation au fin fond d’une pile ne vous ouvre l’accès, et il faut avoir épluché la pile pour en être sûr !
 <br />
Certains systèmes, par exemple Wikipedia pour le plus connu, ont opté pour une politique inverse, paradoxalement beaucoup plus efficace : <strong>tout ce qui n’est pas expressément interdit est autorisé, mais tracé</strong>. On positionnera des interdictions dans les zones sensibles. Une telle politique permet un énorme gain en simplicité – caractéristique nécessaire à la sécurité – et permet une bien meilleure maîtrise des risques, car elle garantit les interdictions, sans éplucher une pile d’informations, mais en lisant une seule ligne. Dans notre exemple nous aurions eu cette interdiction dans l’application back-office : l’accès est interdit à tout opérateur du front-office.
 <br />
Enfin, une exploitation judicieuse des traces avec des outils modernes de data mining, permet de détecter des comportements suspects, comme « s’est loggué tous les jours ouvrés sans interruption pendant plus de six mois, donc sans prendre de vacances, donc en ne déléguant jamais ses positions à ses collègues ». Ces formes que les moteurs de data mining vont reconnaître représentent <strong>l’expérience accumulée en gestion des risques par l’entreprise</strong>. Celle que je cite était connue avant l’affaire.
 <br />
Vous êtes un praticien de la sécurité de systèmes d’information, vous adhérez à cette vision, OCTO recrute.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/06/15/29-quel-est-le-but-de-la-dsi">
  <title>Quel est le but de la DSI ?</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/06/15/29-quel-est-le-but-de-la-dsi</link>
  <dc:date>2008-06-15T14:44:37+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Chronique parue dans 01 Informatique du 13 juin 2008</description>
  <content:encoded><![CDATA[Chronique parue dans 01 Informatique du 13 juin 2008 Sur l’intitulé de son stage de fin d’études en Sciences Sociales, Marie avait pu lire « revue d’objectifs et alignement stratégique ». Son oncle Paul, DSI d’une grande banque, n’avait pas été plus explicite, mais l’avait simplement convaincue de l’aider. Marie lui faisait toute confiance, et avait donc démarré son stage en posant cette même et simple question à tous les gens qu’elle croisait : « Quel est votre objectif ?». Lorsqu’elle remit son rapport d’étape à son oncle, il ne fut pas surpris par l’extrême variété des réponses : diminuer les coûts, homogénéiser les technologies, réutiliser des services, mutualiser des infrastructures, garantir des temps de réponse corrects, externaliser tout ce qui peut l’être, rédiger des cahiers des charges de qualité, simplifier le SI, faire passer un maximum de flux par le bus d’échange yz …
<br />

Là, Paul pris son air sournois et, esquissant un sourire complice, appela son Directeur Général :
<ul>
 <li>Monsieur le Directeur, pouvez-vous nous rappeler le but de la DSI ?</li>
 <li>Paul, cela fait six fois que vous me posez la même question. Il y a qui dans votre bureau cette fois-ci ?! Ecoutez, je vais vous le dire une dernière fois, mais vous devriez enregistrer une cassette !</li>
 <li>Ca n’existe plus dit Paul en appuyant sur la fonction haut-parleur</li>
 <li>Paul, le but de la DSI est double : faire tourner ce qui marche déjà d’une part, et maximiser le nombre de demandes mises en production d’autre part.</li>
 <li>Merci Monsieur le Directeur, puis il raccroche.</li>
 <li>C’est tout ? interrogea Marie</li>
 <li>Aussi simple que cela répondit son oncle, et pourtant nous n’y parvenons pas. Les délais s’allongent, les clients n’ont pas ce qu’ils veulent, et l’informatique coûte de plus en plus cher sans que je puisse dignement justifier de son rapport qualité/prix. Voilà pourquoi tu es là.</li>
</ul>

Pourquoi donc la division d’un but en sous-buts échouait-elle à ce point ? Toute sa scolarité d’ingénieur, il la devait à Descartes et son rationalisme : tout problème pouvait se décomposer en sous-problèmes indépendants, toute cause produit des effets et il existe des causes premières, des lois immuables qui expliquent la réalité … Cet écosystème humain trop contingent le submerge soudain de nostalgie. Il se remémore l’univers mathématique de sa jeunesse, où tout était plus simple, plus beau, où existait LA solution.
<br />

Mais c’est Marie qui donne à Paul une clé de lecture essentielle : « Si chaque département optimise à fond, c’est que le grand horloger, vous mon Oncle, n’est pas assez compétent pour coordonner le tout. Or je ne pense pas que ce soit vrai. Donc la DSI n’est pas une horloge mais au contraire un système de cercles vicieux ou vertueux entrant en résonnance les uns les autres : l’optimum de l’un peut nuire à l’optimum de l’ensemble ».
<br />
Là Paul oublia son masque goguenard devant sa nièce. Il enrageait de n’avoir pas compris lui-même tandis que tout s’éclairait dans son esprit : les achats diminuent les coûts unitaires de main d’œuvre au détriment de la qualité des logiciels produits; les architectes simplifient le SI en créant des guichets normatifs où s’empilent les demandes des projets; les maîtres d’ouvrage tentent de cadrer la création de logiciel en accumulant les demandes métier dans des cahiers des charges qui, sous couvert d’exhaustivité, ne distinguent plus le nécessaire du superflu; les projets tentent de tenir leurs délais, mais accouchent dans la douleur de monstres inmaintenables.
<br />
Et tout ceci fait fi du temps ! Or maîtriser le temps est une vertu qui peut légitiment entrainer toutes les autres : les coûts bien sûr mécaniquement, mais aussi la qualité, car on ne pourra pas livrer vite en toute sécurité sans améliorer la maintenabilité du patrimoine. La plus grande difficulté maintenant, ce n’est pas tant de réorganiser la DSI selon ce but unique - on y parviendra par déspécialisation, équipes intégrées ou automatisation des tests - c’est d’expliquer tout ça au Directeur sans avoir l’air trop ridicule...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/06/14/28-acceleration-du-changement-et-dr-house">
  <title>Accélération du changement et Dr House</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/06/14/28-acceleration-du-changement-et-dr-house</link>
  <dc:date>2008-06-14T15:46:42+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>On a la culture qu'on peut. C'est en regardant la série Dr House, que le cynique docteur m'a remis en mémoire le cycle d'acceptation du deuil : déni, colère, marchandage, dépression et enfin acceptation.</description>
  <content:encoded><![CDATA[On a la culture qu'on peut. C'est en regardant la série Dr House, que le cynique docteur m'a remis en mémoire le cycle d'acceptation du deuil : déni, colère, marchandage, dépression et enfin acceptation. Quel rapport entre notre manière d'accepter la mort et la gestion du changement ??
<br /><br />

Au fil de mes observations, j'ai pu constater que le changement, c'est à dire l'acceptation d'une nouvelle idée, suivait le même processus. Lorsque vous devez changer : je n'écris plus de code sans tests, je ne mens plus, je cherche à comprendre les gens plus qu'à les convaincre, ou tout autre changement par rapport à une attitude antérieure, vous subissez ce <strong>difficile processus de deuil de vieux choix</strong>.
<br /><br />

La vitesse de ce processus dépend des individus et des groupes dans lesquels ils évoluent. Elle peut aller de la seconde à plusieurs années ...
Faites le test sur vous même en vous remémorant votre dernier deuil ....
<br /><br />


Comme je l'évoquais dans la vision d'OCTO, <a href="/dotclear/index.php?2008/06/14/27-lettre-aux-keynotes-de-l-universite-du-systeme-d-information">fluidifier l'innovation</a> va nécessiter de réussir collectivement à simultanément accélérer et adoucir ce processus individuel. 
<br /><br />


Quels sont les facteurs qui nous en empêchent et ceux qui peuvent nous y aider ?]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/06/14/27-lettre-aux-keynotes-de-l-universite-du-systeme-d-information">
  <title>Lettre aux Keynotes de l'Université du Système d'Information</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/06/14/27-lettre-aux-keynotes-de-l-universite-du-systeme-d-information</link>
  <dc:date>2008-06-14T15:32:35+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>L'état de notre vision telle que nous l'avons partagée avec Neil Armstrong, Michel Serres, Eliyahu Goldratt, Bjarne Stroustrup .. et Jim Mc Carthy !</description>
  <content:encoded><![CDATA[L'état de notre vision telle que nous l'avons partagée avec Neil Armstrong, Michel Serres, Eliyahu Goldratt, Bjarne Stroustrup .. et Jim Mc Carthy ! Eliyahu Goldratt montre que nous ne pouvons <strong>obtenir de la valeur d'une innovation</strong>, les TIC en étant une, à moins de <strong>briser d'anciennes règles, qu'elles soient explicites ou implicites</strong>.
 <br />
<br />

  Michel Serres précise à quel point il est <strong>difficile de se débarrasser de telles règles</strong>, puisque, pour imparfaites soient-elles, elles nous ont apporté ce que nous avons/sommes aujourd'hui : médecine, système éducatif ou avions. Cet abandon est difficile car nous craignons de perdre quelque chose, tandis que<strong> les résultats de l'innovation sont toujours imprévisibles</strong>.
 <br />
<br />

  Il nous semble que <strong>nous ne gérons pas efficacement ces conflits légitimes entre innovateurs et conservateurs, ce qui conduit nos civilisations à grandir par à coups</strong>.
<br />
<br />

  Eliyahu Goldratt suggère que la création de valeur des innovations peut être mesurée, et permettre ainsi des <strong>contrats entre organisations plus vertueux</strong> que la plupart de nos contrats actuels, fondés sur les dépenses.
<br />
<br />


  Bjarne Stroustrup s'est trouvé limité dans sa production de logiciels et a décidé de créer un nouveau langage utilisé aujourd'hui par la plupart des logiciels les plus fantastiques, ce langage nous fournissant le <strong>dialogue le plus universel entre humains et machines</strong>.
 <br />
<br />

 Jim Mc Carthy était lui limité dans sa gestion de grandes équipes par les coûts élevés qu'induisaient l'utilisation du talent des autres. Il a ainsi inventé un <strong>protocole de communication entre humains</strong>, leur permettant de rester dans un état de vision partagée, quelles que soient leurs différences.
 <br />
<br />

  Enfin, Neil Armstrong a démontré que <strong>l'homme pouvait définitivement accomplir</strong>, malgré le scepticisme général, <strong>n'importe quelle vision clairement enoncée : un homme sur la Lune</strong>.
 <br />
<br />

  A ce stade, notre vision est donc de <strong>fluidifier l'innovation, en délivrant plus vite des logiciels simples, peu coûteux et transparents, qui permettent à ceux qui les construisent comme à ceux qui les utilisent de s'accomplir</strong>, de progresser.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/05/17/26-quand-goldratt-se-met-a-l-it">
  <title>Quand Goldratt se met à l'IT ...</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/05/17/26-quand-goldratt-se-met-a-l-it</link>
  <dc:date>2008-05-17T15:18:50+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Un extrait de l'auteur du Best Seller "Le But" qui sera présent à l'Université du SI :
     


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  <content:encoded><![CDATA[ <script src="http://www.audible.com/audioplayer/writeFlash.js" type="text/javascript"></script>

Un extrait de l'auteur du Best Seller "Le But" qui sera présent à<a href="http://universite-du-si.com
" hreflang="fr"> l'Université du SI</a> :
<table border=0 width=100%><tr><td width=50% style="position:static;text-align:right;padding-left:5px;padding-top:3px; ">     

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</table>

Après Sollow et son paradoxe : "Je vois des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques [de productivité]", le Pr Goldratt insiste sur le concept de <em>limite</em> : nous avons développé de manière séculaire des processus, des règles pour s'accomoder (et survivre) à nos limitations : règles comptables, règles de gestion, règles de vente. Or l'informatique ne remet que rarement en cause ces règles, et crée donc peu de valeur pour l'homme ... (la suite le 3 juillet !)]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/05/17/25-des-videos-de-l-universite-du-si">
  <title>Des vidéos de l'Université du SI !</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/05/17/25-des-videos-de-l-universite-du-si</link>
  <dc:date>2008-05-17T10:46:15+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Benoît et Guillaume ont du mal avec la documentation ....

















Hervé et Eric avec leurs articulations :

















et moi avec mon jeu d'acteur ;-( !


















Toutes les vidéos ......</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Benoît et Guillaume ont du mal avec la documentation ....<br />

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<br />
<br />

Hervé et Eric avec leurs articulations :<br />

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<br />
<br />

et moi avec mon jeu d'acteur ;-( !<br />


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<br />
<br />

Toutes les <a href="http://www.universite-du-si.com/Videos.aspx" hreflang="fr">vidéos</a> ...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/04/08/24-universite-du-systeme-d-information-les-2-3-juillet">
  <title>Université du Système d'Information les 2 &amp; 3 juillet</title>
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  <dc:date>2008-04-08T16:26:14+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Depuis décembre, nous travaillons à la réunion lors du même événement de tous les acteurs de notre métier : Directeurs des Systèmes d'information, Architectes, Chefs de projet, Responsables Métier et leurs représentants MOA, Développeurs, Intégrateurs, Experts ...

Cet évènement est une première...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Depuis décembre, nous travaillons à la réunion lors du même événement de tous les acteurs de notre métier : Directeurs des Systèmes d'information, Architectes, Chefs de projet, Responsables Métier et leurs représentants MOA, Développeurs, Intégrateurs, Experts ...
<BR/><BR/>
Cet évènement est une première en ce sens qu’il est motivé par l’ouverture du dialogue entre opérationnels et managers et l’envie de changer durablement les usages du monde IT. Notre engagement est de fournir un événement 100% contenu, réunissant des référents nationaux et internationaux et excluant volontairement les sponsors commerciaux habitués des séminaires IT.
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</item>
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  <title>Pourquoi les méthodes agiles peinent-elles à pénétrer l’entreprise ?</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2008/01/25/23-pourquoi-les-methodes-agiles-peinent-elles-a-penetrer-lentreprise</link>
  <dc:date>2008-01-25T13:50:28+01:00</dc:date>
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  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>La décision est prise, demain matin vous devez développer un logiciel pour votre entreprise. Un budget est disponible et un premier choix s’impose à vous : la méthode de travail....Chronique à paraître dans 01 Informatique</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La d&eacute;cision est prise, demain matin vous devez d&eacute;velopper un logiciel pour votre entreprise. Un budget est disponible et un premier choix s&rsquo;impose &agrave; vous : la m&eacute;thode de travail....<br /><strong>Chronique &agrave; para&icirc;tre dans 01 Informatique</strong></p> <div>La d&eacute;cision est prise, demain matin vous devez d&eacute;velopper un logiciel pour votre entreprise. Un budget est disponible et un premier choix s&rsquo;impose &agrave; vous&nbsp;: la m&eacute;thode de travail. Il en existe deux grands types&nbsp;: la <em>cascade</em> (ou cycle en V) et la construction <em>incr&eacute;mentale pilot&eacute;e par les tests</em>. Dans une cascade, l&rsquo;accent est mis sur le <em>produit</em>, que l&rsquo;on consid&egrave;re comme descriptible dans un cahier des charges, puis des sp&eacute;cifications d&eacute;taill&eacute;es. Il est ensuite cod&eacute; et enfin test&eacute;. Dans une approche incr&eacute;mentale, l&rsquo;accent est mis sur le <em>process</em>&nbsp;: il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de d&eacute;crire exhaustivement le produit mais plut&ocirc;t ses grandes lignes, puis on d&eacute;veloppe cas d&rsquo;usage par cas d&rsquo;usage, en montant progressivement en complexit&eacute;. Chaque cas d&rsquo;usage est associ&eacute; &agrave; des tests de recette qui seront automatis&eacute;s, donc rejou&eacute;s &agrave; co&ucirc;t marginal.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>La <em>cascade</em> repr&eacute;sente 99% du portefeuille projet des grandes entreprises, l&rsquo;<em>incr&eacute;mental</em> 99% des projets Open Source et des sites Web grand public les plus connus (Amazon, Telemarket&nbsp;..). L&rsquo;observation des faits devrait aiguiller votre choix : la <em>cascade</em> &eacute;choue dans ses grandes lignes<a title="" name="_ftnref1" href="http://blog.octo.com/ecrire/tools/fckeditor/editor/fckblank.html#_ftn1"><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a>, l&rsquo;<em>incr&eacute;mental pilot&eacute; par les tests</em> permet la ma&icirc;trise de logiciels aussi complexes que ceux des grands &eacute;diteurs<a title="" name="_ftnref2" href="http://blog.octo.com/ecrire/tools/fckeditor/editor/fckblank.html#_ftn2"><span><span><span>[2]</span></span></span></a>. Cette observation semble manich&eacute;enne, mais elle ne fait que corroborer la th&eacute;orie du Defect Cost Increase &eacute;nonc&eacute;e par Barry Boehm dans les ann&eacute;es 80&nbsp;: Le co&ucirc;t de correction d'un d&eacute;faut cro&icirc;t exponentiellement &agrave; chaque phase du cycle de d&eacute;veloppement dans laquelle il est d&eacute;tect&eacute;. Le processus en <em>cascade</em> cr&eacute;e structurellement du risque qu&rsquo;il refoule, tandis que l&rsquo;<em>incr&eacute;mental</em> int&egrave;gre ce risque en le mitigeant par des cycles de livraison rapides.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Alors comment expliquer que malgr&eacute; ces faits, votre choix se portera tr&egrave;s vraisemblablement sur la <em>cascade</em>&nbsp;? J&rsquo;y vois trois facteurs&nbsp;: un mythe fondateur, l&rsquo;insouciance d&rsquo;une jeune industrie dispendieuse, et un syst&egrave;me de valeur h&eacute;rit&eacute; du Fordisme.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Commen&ccedil;ons par le mythe fondateur du cahier des charges : pour r&eacute;ussir un projet de d&eacute;veloppement, il suffit de rassembler les besoins dans un document complet et exhaustif, puis d'&eacute;crire un logiciel qui soit conforme &agrave; cette sp&eacute;cification. Le philosophe Wittgenstein nous avait pourtant mis en garde dans les ann&eacute;es 50 contre cette fausse assertion h&eacute;rit&eacute;e du positivisme. Tout exercice du langage qui n'est pas &eacute;tay&eacute; par des cas concrets finit en ab&icirc;me de sens. Il n&rsquo;y a pas de &laquo;&nbsp;beaut&eacute;&nbsp;&raquo;, il n&rsquo;y a que l&rsquo;exp&eacute;rience que chacun s&rsquo;est forg&eacute; de la beaut&eacute;. Ainsi Wittgenstein d&eacute;montre &agrave; quel point seul des tests dans des cas concrets peuvent cerner un sens exprim&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;c&rsquo;est beau quand c&rsquo;est jaune&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;c&rsquo;est beau si c&rsquo;est rond&nbsp;&raquo; ...</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>L&rsquo;insouciance : &agrave; l&rsquo;image de l&rsquo;industrie automobile qui a mis plusieurs d&eacute;cennies avant de r&eacute;aliser qu&rsquo;elle polluait et tuait quand m&ecirc;me beaucoup, l'industrie informatique a encore beaucoup de mal - tant ses apports ont &eacute;t&eacute; spectaculaires - &agrave; r&eacute;aliser l'impact de la non-qualit&eacute;. Les chefs de projet sont jug&eacute;s sur les co&ucirc;ts et les d&eacute;lais. Point. La griserie procur&eacute;e par la vitesse occulte ainsi souvent les probl&egrave;mes de freinage et d&rsquo;airbag que rencontreront les utilisateurs ou les &eacute;quipes de maintenance et d&rsquo;exploitation&hellip;</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Enfin, la grande entreprise place la sp&eacute;cialisation et la fongibilit&eacute; des ressources au centre de son syst&egrave;me de valeur. Tout processus tend &agrave; &ecirc;tre d&eacute;coup&eacute; en phases et en t&acirc;ches, auxquelles sont rattach&eacute;es des &eacute;quipes sp&eacute;cialis&eacute;es. Cette vision s&rsquo;applique &agrave; merveille dans certaines cha&icirc;nes de valeur industrielle, mais tr&egrave;s mal dans un processus de construction logiciel, par essence <strong>risqu&eacute; donc requ&eacute;rant des cycles courts</strong>, sans circulations hi&eacute;rarchiques. Construire du logiciel, sera donc avant tout construire une &eacute;quipe int&eacute;gr&eacute;e, ce qui reste compatible avec l&rsquo;informatique d&rsquo;entreprise, massive et interconnect&eacute;e.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Fort de ce constat, nous pouvons proposer 4 conseils au dirigeant soucieux d&rsquo;am&eacute;liorer l&rsquo;efficacit&eacute; de son entreprise, en permettant aux chefs de projet de faire un autre choix que la cascade&nbsp;:</div>
<ul type="disc">
    <li>demander &agrave; ce que tout cahier des charges ne d&eacute;passe pas 5 pages et soit assorti de tests dans des cas concrets, </li>
    <li>mettre en place et suivre les mesures de qualit&eacute; du d&eacute;veloppement (couverture de tests, homog&eacute;n&eacute;it&eacute;, taux de duplication), au m&ecirc;me niveau que les mesures de co&ucirc;ts et de d&eacute;lais, </li>
    <li>au-del&agrave; de trois mois de travaux, reconsid&eacute;rer l&rsquo;id&eacute;e de forfait, ce mode de travail d&eacute;sastreux qui repose sur une bien hypoth&eacute;tique ma&icirc;trise de la complexit&eacute;; et pr&eacute;f&eacute;rer des contrats d&rsquo;engagement de moyens contr&ocirc;lant fr&eacute;quemment la performance (v&eacute;locit&eacute; &amp; qualit&eacute;) d&rsquo;&eacute;quipes int&eacute;gr&eacute;es, </li>
    <li>diffuser ces pratiques, en les am&eacute;liorant encore et encore, pour obtenir des cha&icirc;nes de r&eacute;alisation o&ugrave; <em>le temps entre une demande cadr&eacute;e et sa mise en production sans r&eacute;gression</em> ne cesse de diminuer ... plut&ocirc;t qu&rsquo;augmenter comme c&rsquo;est trop souvent le cas aujourd&rsquo;hui. </li>
</ul>
<div><br clear="all" /><hr align="left" width="33%" size="1" />
<div id="ftn1">
<div><a title="" name="_ftn1" href="http://blog.octo.com/ecrire/tools/fckeditor/editor/fckblank.html#_ftnref1"><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a><font size="2"> &nbsp;Standish Group : le taux de projets en &eacute;chec ou mitig&eacute;s, est pass&eacute; de 84% &agrave; 71% en 10 ans &hellip;</font></div>
</div>
<div id="ftn2">
<div><a title="" name="_ftn2" href="http://blog.octo.com/ecrire/tools/fckeditor/editor/fckblank.html#_ftnref2"><span><span><span><span>[2]</span></span></span></span></a><font size="2"> &nbsp;Un peu d&rsquo;auto-promotion&nbsp;: Octopus MicroFinance Suite, plus de 100&nbsp;000 lignes de code, plus de 20&nbsp;000 tests automatis&eacute;s (soit plus que la complexit&eacute; moyenne des logiciels de gestion en entreprise), 300 demandes trac&eacute;es et toujours pas de cahier des charges.</font></div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2007/10/21/21-qui-veut-gagner-des-millions">
  <title>Qui veut gagner des millions ?</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2007/10/21/21-qui-veut-gagner-des-millions</link>
  <dc:date>2007-10-21T18:09:26+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>Patterns de SI</dc:subject>
  <description>En tant que gestionnaire du Système d’Information, vous aurez probablement entendu parler de valorisation des actifs immatériels. Ces mots semblent confusément loin de votre quotidien, cependant ils pourraient s’en approcher plus rapidement que vous ne l’imaginez... 
Chronique parue dans 01 Informatique du 19 octobre 2007</description>
  <content:encoded><![CDATA[En tant que gestionnaire du Système d’Information, vous aurez probablement entendu parler de valorisation des actifs immatériels. Ces mots semblent confusément loin de votre quotidien, cependant ils pourraient s’en approcher plus rapidement que vous ne l’imaginez... 
<b>Chronique parue dans 01 Informatique du 19 octobre 2007</b><BR/><bR> En tant que gestionnaire du Système d’Information, vous aurez probablement entendu parler de valorisation des actifs immatériels. Ces mots semblent confusément loin de votre quotidien, cependant ils pourraient s’en approcher plus rapidement que vous ne l’imaginez... 
 <br />

Valorisation : art de mesurer la valeur d’un bien. Actifs immatériels : s’oppose à actifs matériels, qui sont des biens physiques que l’on peut posséder, comme un immeuble ou une moissonneuse-batteuse. Ainsi, si vous deviez établir le bilan de votre foyer, vous y additionneriez des actifs matériels comme votre habitation, mais aussi des actifs immatériels comme la santé de votre couple, votre notoriété dans le quartier, ou encore l’idée de moteur à eau que vous développez dans votre garage avec le cadet.
 <br />

D’ailleurs, comme tous les propriétaires, une compulsion récurrente vous pousse à connaître la valeur de votre habitation principale. Semblant dénuée d’intérêt de prime abord, cette démarche se justifie assez bien au final par la satisfaction primaire qu’elle suscite généralement : « tiens ça a encore monté ». Pendant ce temps, votre banquier se demande combien vaut votre crédit. L’exercice est pour lui moins spirituel, le bougre ne traine pas devant les agences immobilières, il achète et vend vraiment des créances à d’autres banquiers. Notez au passage que si la valeur d’un crédit obéit à quelques paramètres connus dans un contexte <ins>stable</ins> (taux d’intérêt, taux de défaut), elle en devient plus compliquée lorsque ce contexte devient <ins>chaotique</ins> : dans la crise immobilière américaine actuelle, personne n’est plus capable de deviner combien peuvent valoir certains portefeuilles de créances douteuses.
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Le système d’information ne fait pas l’objet d’une valorisation formelle dans le bilan des entreprises, mais il influence déjà le prix des transactions de rachat ou de fusion. Les experts veulent aujourd’hui améliorer la précision de ces évaluations à l’aide de <strong>méthodes analytiques</strong> complexes qui atteignent leurs limites dans l’univers <ins>chaotique</ins> du SI. Car au fond, malgré toutes les tentatives de normalisation des activités de run (ITIL) ou de build (CMM), la réalité de nos procédés demeure extrêmement confuse, et repose plus sur le talent de quelques personnes que sur des classeurs de normes : « on est CMM5 et ITIL 2000 mais depuis que Gérard est parti, impossible de changer quoi que ce soit au système … ».
 <br />

Nous défendons une approche complémentaire de la valorisation du SI[1]. La <strong>méthode synthétique</strong> consiste à faire le deuil de l’exactitude et à imaginer collectivement ce qu’il se passerait sans ce système. Un actif informatique (une application en production) peut ainsi s’évaluer par son coût de remplacement par de la bureautique et des hommes. Votre comptabilité ? Dix petites mains pourraient la faire tourner sur Excel. Le système de gestion des demandes de crédit ? Deux experts à Angoulême, et 100 fichiers Word par an (tiens, il a coûté dix années hommes à construire et 1 million d’euro par an, douloureux rapport valeur/coût …). L’histoire est pleine de ces paradoxes où les applications les plus chères ne sont pas forcément celles qui ont le plus de valeur, et inversement…
 <br />

A ce stade, vous vous demandez probablement comment gagner des millions alors qu’il ne reste plus qu’un paragraphe et que l’on n’a toujours pas vu le talon d’un billet de tombola. C’est pourtant très simple. Même s’il ne se positionne pas comme vendeur de centre de services ou acheteur de prestataires spécialisés dans un marché en consolidation, le DSI peut utiliser la méthode de valorisation synthétique pour réunir des acteurs souvent cloisonnés, et les faire dialoguer pour aboutir à une vision partagée du Système d’Information.
Combien vaut l’alignement des idées des utilisateurs, des maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, exploitants et fournisseurs ? C'est-à-dire que vaut pour l’entreprise des gens travaillant mieux ensemble ? 
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Des millions en actif immatériel. Je vous l’avais dit.
 
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[1] Lire « Une Politique pour le Système d’Information – Descartes, Wittgenstein, XML », éd. OCTO. ISBN 295258950X
Trackbacks]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2007/09/01/20-offshore-what-for">
  <title>Offshore what for ?</title>
  <link>http://www.pezziardi.net/dotclear/index.php?2007/09/01/20-offshore-what-for</link>
  <dc:date>2007-09-01T11:22:30+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Pierre Pezziardi</dc:creator>
  <dc:subject>Patterns de SI</dc:subject>
  <description>... C’est le danger d’une vision purement statique du phénomène qui voudrait que parce que nous possédons aujourd’hui de bons fonctionnels et de bons architectes, nous les conserverons demain en sous-traitant le reste. Mais sans base, pas d’élite. Sans programmeurs motivés, pas d’architectes géniaux ...
Le texte suivant est extrait du livre "Une Politique pour le Système d'Information - Descartes - Wittgenstein- (XML)" publié par OCTO Technology</description>
  <content:encoded><![CDATA[... C’est le danger d’une vision purement statique du phénomène qui voudrait que parce que nous possédons aujourd’hui de bons fonctionnels et de bons architectes, nous les conserverons demain en sous-traitant le reste. Mais sans base, pas d’élite. Sans programmeurs motivés, pas d’architectes géniaux ...<BR/>
Le texte suivant est extrait du livre <B>"Une Politique pour le Système d'Information - Descartes - Wittgenstein- (XML)"</B> publié par OCTO Technology</BR/><BR/> Pour la DSI, l’off-shore consiste à sous-traiter des activités de <em>build</em> dans des pays à plus faible coût. Il s’agit donc d’un modèle de faire-faire tout à fait identique au mode d’achat de prestations au forfait en France. Un pur réflexe sécuritaire nous défend encore de sous-traiter massivement les activités d’hébergement du <em>run</em> [1], a priori pourtant plus simple à contractualiser. Nous nous en tenons donc pour l’instant aux fonctions de support (H24, multi-langue, etc). 

Ce modèle de construction de SI peut s’appliquer à la zone rationalisée, mais assez mal, nous l’avons vu dans « <a href="index.php?2006/01/31/16-la-frontiere" hreflang="fr">La Frontière</a> », dans les activités d’innovation, par essence in situ, car riches d'interactions orales rapides.


Les Indiens, les Roumains et les Biélorusses sont des gens brillants et surtout très motivés; quand on a faim et encore des rêves, il est plus facile de posséder une telle motivation. De plus, vu de la France, ils sont souvent en avance de phase en termes de savoir-faire grâce à des expériences sur des projets US, que nous reproduisons souvent deux ans plus tard sur le vieux continent (par exemple les projets ERP). Dans un processus en cascade, ils sont donc généralement plus performants que l’industriel français moyen. Heureusement, la cascade marche mal, l’alternative n’est donc pas encore vraiment avantageuse. Au-delà du prix, les clients qui décident d’une politique off-shore auraient préféré que cela réponde à leurs attentes et dans des délais raisonnables.

Cependant nombre d’entreprises d’ingénierie off-shore ont acquis la certification CMM5. Par ailleurs, de brillants architectes techniques ont fertilisé ces entreprises avec les meilleures pratiques d’ingénierie logicielle, dont l’incrémental et le test. Certains prestataires off-shore sont donc prêts à travailler en dehors de la cascade, mais les clients n’en achètent pas encore. Normal, on n’externalise que ce que l’on sait déjà faire.

L’off-shore représentait environ 2% du marché Français en 2005 [2] (10% aux Etats-Unis). Au rythme de croissance actuel, il s’agira probablement de 25% dans 5 ans… si cela ne s’accélère pas. Car le discours des organisations en faire-faire est à peu près le suivant : l’essentiel est de conserver le fonctionnel et l’architecture. Or ces fonctions localisées on-shore, seront rapidement soumises au dilemme de parler ou pas au code, c'est-à-dire soit participer directement à sa construction et à son test (modéliser, développer, écrire des cas de test, assembler..), soit agir par délégation, via des contrats essentiellement écrits (cahier des charges, spécifications..). Mais vivant géographiquement dans une communauté qui ne parle pas au code dans son immense majorité (managers, acheteurs, auditeurs, ..), ces personnes seront isolées, donc plus à l’aise là-bas, vers la communauté opérationnelle, qui rappelons-le est le plus souvent leur communauté d’origine. On peut donc penser que très rapidement les seuls à parler au code seront localisés off-shore.

C’est le danger d’une vision purement statique du phénomène qui voudrait que parce que nous possédons aujourd’hui de bons fonctionnels et de bons architectes, nous les conserverons demain en sous-traitant le reste. Mais sans base, pas d’élite. Sans programmeurs motivés, pas d’architectes géniaux capables de comprendre les effets non-linéaires, la complexité technique, l’entropie, les perversions du simplisme... Et petit à petit cette base disparaîtra, puisque nous n’en achèterons qu’en Inde. 

Ce phénomène accélèrera la possibilité de désintermédiation de la DSI par des forces capables d’adresser l’utilisateur final en direct, et qui ne se gêneront pas pour le faire.

Nous suggérons donc d’éviter le recours à l’off-shore pour l’innovation. Désireux d’amplifier les démarches incrémental et test dans la zone rationalisée, le seul intérêt que nous voyons à l’off-shore est l’aiguillon qu’il représente pour les fournisseurs locaux. Si des fournisseurs off-shore proposent de l’incrémental et du test – obligatoirement avec du personnel on-shore - et pas vos fournisseurs habituels, il faut en acheter. Cependant, le concept même de l’off-shore est fondé sur la représentation de « l’ouvrier du code », que nous dénonçons violemment. Ce n’est donc pas une idée d’avenir, car le développement de logiciels de gestion, qui assistent des processus humains (flous, imparfaits et évolutifs avec le temps), n’est pas une activité industrielle (univoque, zéro défaut, répétée). Si vous êtes convaincu du contraire, remplacez immédiatement votre DSI par un Directeur des Achats Sikh.
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[1] Mon compte en banque en Inde ?!
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[2] Le Monde Informatique, 21 octobre 2005]]></content:encoded>
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